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Actualités de l’autisme
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( 25 février 2017 )

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( 22 février 2017 )

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( 22 février 2017 )

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Accueil du site > Articles > Actualités de l’autisme et du handicap > Non, l’autisme ne relève pas du handicap psychique
Non, l’autisme ne relève pas du handicap psychique

CNSA. Handicaps d’origine psychique : Une évaluation partagée pour mieux accompagner les parcours des personnes. Actes du colloque du 23 mars 2009 Palais des congrès de Versailles.
http://www.cnsa.fr/IMG/pdf/CNSA_HOP_signets.pdf

Et que voit-on en lisant ? On n’en sortira jamais ; que viennent faire les TED dans le handicap psychique ?

Test de l’outil GEVA auprès de situations d’enfants présentant des troubles du développement

Julie Majorel, pédopsychiatre, service de médecine psychologique pour enfants et adolescents, Peyre Plantade, Montpellier :

Le contexte :

J’ai expérimenté la version informatisée du GEVA sur cinq à six dossiers d’enfants qui étaient suivis dans le service, des enfants que j’avais vus soit en consultation soit en hôpital de jour, soit en évaluation spécialisée. Ils présentaient tous des troubles du développement, que ce soit des troubles spécifiques ou des troubles plus envahissants du développement. Je n’avais absolument pas participé à l’étape préalable de test du GEVA dans ce département ; je l’ai découvert à cette occasion.

Les avantages de cet outil :

Je l’ai trouvé facile à manipuler, il est simple, intuitif, nous pouvons en choisir les différents volets à remplir, puis revenir plus tard, en choisir un autre, c’est assez pratique. Il y a des menus déroulants qui facilitent la saisie, l’enregistrement automatique des données : cela c’est un plus, par opposition à ce que nous connaissons à l’hôpital… Le volet est également assez facile à renseigner et bien adapté à l’évaluation pédopsychiatrique des troubles du développement.

Quelques petits points à éventuellement améliorer :

• Rendre l’item pour le développement plus pertinent. Il est compliqué de dater précisément le début des troubles apparaissant pendant l’enfance, c’est donc une question à revoir.

• Faciliter la saisie pour un diagnostic précis (menu déroulant pour accéder directement en CIM10).

• Faciliter la saisie des déficiences.

• Ensuite, dans le volet familial – c’est un point de détail –, dans le mode de garde, je n’ai pas trouvé la garde par les parents eux-mêmes au domicile, ce qui est un petit peu embêtant.

Les apports de l’outil :

Cette évaluation qu’on nous demande de faire en termes de déficience n’est finalement pas très familière aux équipes hospitalières de pédopsychiatrie. Elle est intéressante parce qu’elle permet de mettre l’accent sur les besoins et les moyens de compensation dans la vie quotidienne de l’enfant. En pédopsychiatrie, nous connaissons bien l’évaluation globale parce qu’elle fait partie du processus de soins au quotidien. L’intérêt principal de cet outil, c’est sa multidisciplinarité. Les volets médical et psychologique sont bien adaptés à une équipe médicale de terrain. Nous sommes à même de remplir aussi le volet 6, à condition d’être de l’équipe de terrain qui connaît bien l’enfant et qui en a discuté avec les parents auparavant.

Nous voyons aussi quel pourra être le rôle de l’Éducation nationale via l’enseignant référent dans tout le volet parcours de formation. Cet outil nous permet une analyse fine et précise des capacités et des incapacités pour bien définir les besoins de l’enfant.

Le remplissage de l’outil par les équipes de terrain :

Comment faciliter le travail de renseignement du GEVA par les équipes hospitalières ? Ces dossiers sont maintenant informatisés, la plupart du temps, mais de façon assez incomplète. Renseigner ces dossiers informatisés demande aux médecins et aux équipes beaucoup de temps et un investissement important. Il faut faciliter l’importation des informations d’un système informatique à l’autre, et leur perméabilité. Pour finir, j’ai trouvé que c’était un outil potentiellement bien adapté au handicap psychique de l’enfant.

L’évaluation globale est une culture commune entre les équipes de pédopsychiatrie et les équipes multidisciplinaires. Une question capitale que je me suis posée est celle du temps et des moyens qui seront accordés aux équipes de terrain pour assurer cette mission ainsi que celle de la définition de la complémentarité, qui sera indispensable pour éviter les lacunes et les redondances.

 
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