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Actualités de l’autisme
et du handicap


 
 

Retarder la prise en charge adéquate des enfants autistes a un coût pour l’enfant et la société
( 25 février 2017 )

Appel à projets autisme 2017 de la Fondation Orange
( 25 février 2017 )

Ouverture du site officiel d’information sur l’autisme
( 22 février 2017 )

Cerveau : dépister précocement l’autisme par IRM ? / Sciences et Avenir
( 22 février 2017 )

Les « comportements-problèmes » au sein des établissements et services accueillant des enfants et adultes handicapés : Prévention et Réponses
( 22 février 2017 )

L’autisme : quelles origines, quels traitements ? émission France culture
( 22 février 2017 )

La CNSA met en ligne le tronc commun du métier des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH)
( 22 février 2017 )

Comment favoriser des parcours fluides et éviter des ruptures pour les personnes avec autisme
( 22 février 2017 )

Direction Générale de l’Offre de Soins : rapport 2012
( 3 août 2013 )

Crise ouverte au Ministère de la Santé
( 3 août 2013 )

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P.Ferrari : L’Autisme infantile PUF Qu sais-je ? 2004

P.Ferrari : L’Autisme infantile PUF Qu sais-je ? 2004

 


- P.Ferrari : L’Autisme infantile PUF Qu sais-je ? 2004 mais c’est une réédition de 1999.

On peut s’étonner qu’un ouvrage de synthèse , destiné au grand public , dans la célèbre collection « Que sais-je ? » , fasse preuve d’aussi peu d’objectivité. L’auteur est professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’Université de Paris et représente donc un excellent exemple supplémentaire des âneries françaises en matière d’autisme.

Passons sur le fait qu’une réédition ne soit pas une mise à jour , alors que les progrès en matière de recherche, de prise en charge, d’image auprès des pouvoirs politiques, mais aussi sanitaires et sociaux, commencent à être significatifs . Passons aussi sur la bibliographie squelettique, ancienne, et uniquement au service de la thèse de l’auteur . Voilà qui donne une bien piètre image du travail universitaire !

On appréciera l’historique de l’autisme et le rappel des recherches scientifiques en cours mais elles sont niées d’emblée dans leur pertinence : elles ne prouvent rien et, dit l’auteur , ne sont pas incompatibles avec l’approche psychodynamique (terme chic, à la mode et hypocrite pour dire psychanalyse qu’on n’ose plus employer) ; l’auteur ne nie pas l’approche cognitiviste mais elle n’est pas spécifique à l’autisme , dit-il . Le bilan clinique et les approches ne peuvent que renvoyer à une étiologie psychique de l’autisme puisqu’est posée en postulat (conforme à la prose officielle qui va à l’encontre des critères internationaux de l’OMS – la méconnaissance intentionnelle de ces critères associée à d’autres dysfonctionnements , rappelons-le , a valu à la France une condamnation devant le Conseil de l’Europe pour discrimination -) , l’affirmation que l’autisme est une psychose. Le chapitre sur le diagnostic est franchement scandaleux ; la nécessité du diagnostic précoce est largement remise en cause non pas seulement sur des critères scientifiques ou épidémiologiques de validité des tests et observations sur le jeune enfant (pourtant nombreux , pertinents et sérieux ), ce qu’à la limite on peut comprendre, mais pour accuser les parents : occulter la dimension relationnelle rassure je cite « à trop bon compte » , les familles et retarde la prise en charge ; personnellement , voilà qui me donne la nausée . Enfin , autre postulat , puisque les dysharmonies psychotiques, spécialité typiquement française et non reconnue par l’OMS ni par personne d’autre que les psychiatres français, commencent vers 4-5 ans, il n’est pas possible de faire un diagnostic plus tôt : CQFD…Une honte…Les erreurs de diagnostic françaises sont présentées comme « l’apport du mouvement pédopsychiatrique français » !!!

Les méthodes éducatives sont mentionnées mais bien sûr comme elles ignorent le psychisme de l’enfant, elles sont discréditées . Seules sont valorisées les thérapies institutionnelles puisque bien sûr, il n’est pas possible de faire confiance à des parents « déviants » qui ont besoin d’une « guidance parentale » puisqu’ils ne sont pas capables seuls de retrouver « leur capacité d’illusion anticipatrice » (sic) , capacité nécessaire à l’évolution de leur enfant ; les lacaniens sont à la limite moins hypocrites qui dénoncent, sans jargon au moins sur ce point, l’incapacité de la mère à porter le désir de vie de l’enfant.

La conclusion lénifiante noie tous ces présupposés terrifiants dans un verbiage rassurant sur l’avenir. Edifiant ! On s’étonnera par ailleurs de l’avalanche actuelle d’ouvrages « psy » sur l’autisme : il doit y avoir urgence à défendre un territoire menacé, comme le montre la cessation de l’ accréditation par la préfecture du Val-de-Marne d’une structure, l’APSI, qui gérait deux CMP à visée uniquement psychanalytique, au profit d’une approche neuropsychiatrique, plus nuancée : chacun s’en réjouira.

 

 

 

 

 
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