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Revue La petite Girafe numéro 27 mai 2008 : Dialogue avec les autistes

La revue La petite Girafe est éditée par l’Institut du Champ Freudien, officine lacanienne.

Pour un lacanien bien sûr, l’autisme relève de la psychanalyse. On apprend peu dans ce numéro, surtout consacré à présenter la psychanalyse en général, et la psychanalyse lacanienne en particulier, comme des victimes des démarches cognitivistes, valorisées maintenant par nos démocraties libérales : on ne leur donne plus de temps (et d’argent).

4 cas d’enfants ouvrent la revue, dont rien ne dit qu’ils sont autistes, à part le premier qui suit une démarche ABA, avec des mères qui ont failli, était-ce la peine de le dire, suivent une "cure"psychanalytique pour devenir "êtres désirants". On rirait si ce n’était pas aussi grave, en tout cas s’ils sont autistes. Je cite "Quand un parent est impliqué par son désir, ce désir oriente celui de l’enfant. Au contraire, l’indifférence parentale désoriente l’enfant qui se sent laissé tomber" : depuis le temps qu’on nous le dit que nous parents des 500 000 ou 600 000 personnes avec autisme de France, sommes des parents pervers et dangereux....

Extrait du jargon lacanien : "avec l’autiste (les associations respectueuses de ces grands handicapés disent la personne avec autiste, le respect n’est pas du tout où les lacaniens le disent) la pratique à plusieurs c’est se faire partenaire d’un parlêtre qui n’en passe pas par l’Autre pour traiter la jouissance mais qui part de l’Un-corps, S1 sans Autre, S1 tout seul" Cela se passe de commentaires ; Lacan passait son temps à se moquer de son public, qui écoutait ses délires, on peut constater que les lacaniens continuent à se moquer de nous. Le gourou a dit : l’essentiel du langage n’a jamais été la fonction de communication", les autistes ont leur monde et peuvent y rester. Se servir de Temple Grandin qui ne maîtrise pas l’abstraction comme toutes les personnes TED, pour expliquer que "l’autiste" n’a pas accès à la "subjectité" et que pour déduire de la singularité une réalité, il faut y croire (ce que ne font pas les autistes) est ridicule. Pauvres personnes TED devenues pour ces gens-là adeptes d’un nominalisme radical...

Se demander si un psychotique est autiste, c’est ne pas avoir lu l’ALD23 : l’autisme est un trouble de la maturation du système nerveux central, pas une maladie du psychisme. La France a signé une déclaration européenne sur l’autisme, rappelant que c’est une pathologie biologique.

Bien entendu, les programmes de stimulation et de rééducation sont des "pyramides de la terreur". L’avis 102 du CCNE, abusivement rapproché du plan autisme 2008-2010, subit des attaques outrancières : le parcours d’aide prévu par le plan autisme ne peut que conduire à "lisser" les comportements de la personne avec autisme ; oublier l’approche psychanalytique est de la désinformation appuyée sur le fait que la culpabilisation des parents, scandale national, vaut à la France des condamnations internationales ; mais nous n’avions rien compris : il ne s’agit pas de "culpabilisation" mais de "responsabilisation". Depuis le scandale du sang contaminé, nous savons en effet que ces deux mots sont totalement différents ! Enfin prendre en charge les autistes sans apprendre quoi que ce soit d’eux (par l’écoute du désir de l’autiste), quelle honte ! C’est oublier justement tout ce que la recherche nous a appris du fonctionnement de la personne TED : difficultés cognitives, absence d’imagination, zones du cerveau inactives qui perturbent l’empathie et la représentation des codes sociaux, biochimie pathologique du cerveau qui fait de l’autisme une maladie des synapses, comme toutes les études le montrent. En attendant des médicaments efficaces, ce sont la stimulation et la rééducation surtout précoces qui utilisent la plasticité neuronale pour recréer ces connexions défaillantes.

Pour s’imposer quand même alors que les parents ne veulent plus d’eux, les lacaniens récupèrent tout : l’ouvrage passionnant de Daniel Tammet (Je suis né un jour bleu) par exemple ; l’exemple hallucinant de bêtise dans son interprétation des chaussures : le jeune homme sait mettre ses chaussures quand il y a les initiales de gauche et droite dessus : on s’en serait douté ! Les personnes TED sont toutes dyspraxiques et le support visuel a résolu le problème ; mais non D.Tammet a voulu refuser l’influence de l’Autre !

C’est vraiment lassant et décevant pour nous parents qui attendons d’abord que nos enfants pour reprendre la parole de Tomkiewicz ne croupissent plus dans leur autisme et entrent en communication avec nous.

Danièle Langloys

 
    Association partenaire d'Autisme France