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Le 12 octobre, Zone interdite sur l’autisme ; commentaires sur l’émission

Vous avez le lien de l’émission là :
Présentation de l’émission par la chaîne
L’émission sera rediffusée le Mercredi 15 à 00h25.
 
Zone interdite - Autisme : le scandale des enfants oubliés
Dimanche 12 octobre à 20:50 sur M6, Mélissa Theuriau présente un numéro du magazine « Zone Interdite » qui sera consacré aux enfants souffrant d’autisme.

 « Autiste », dans le langage courant, c’est un adjectif qui désigne une personne silencieuse et renfermée. Mais pour 180 000 familles en France, c’est le handicap de leur enfant. Une déficience grave avec laquelle il faut apprendre à vivre.

Un diagnostic souvent trop tardif. Comment communiquer avec cet enfant incompréhensible et ingérable ? Quelles sont les meilleures méthodes pour le soigner ? Comment lui trouver une place à l’école, puis dans un centre spécialisé ?

Les équipes de « Zone Interdite » ont suivi des parents, des frères et sœurs brutalement confrontés à la réalité de l’autisme, au regard des autres et aux problèmes de la prise en charge. Angoisse, émotion, culpabilité, espoir… ils leur ont fait partager leur quotidien. Il existe également des autistes surdoués. Exceptionnellement, ils ont accepté de sortir de l’ombre pour témoigner.

Sujets diffusés :

Les parents de Jonathan vivent un enfer ; à 3 ans, leur fils ne parle pas, refuse de manger, dort très peu la nuit et se met en colère au moindre changement. Diagnostic : autisme. Au centre Mosaïque, à Lille, des spécialistes vont lui apprendre à communiquer.

A Longwy, Titouan, 7 ans, est scolarisé. Grâce à une thérapie fondée sur la stimulation permanente, il a appris à parler et peut suivre la classe avec une auxiliaire de vie scolaire. Un suivi efficace, mais très lourd financièrement pour la famille.

Antoine, 21 ans, passe ses journées en hôpital psychiatrique et rentre tous les soirs chez ses parents, dans les Cévennes. Il a besoin d’une surveillance permanente. Depuis 3 ans, il attend une place dans un centre spécialisé.

On les appelle « Asperger » ou autistes de haut niveau… Malgré leurs difficultés relationnelles et leurs troubles du comportement, ils font figure de privilégiés, car ils s’expriment avec éloquence et déploient des talents extraordinaires. Damien, 33 ans, fasciné par l’architecture, a dessiné les plans des villes du monde entier. Josef, 26 ans, bac S mention très bien, Sciences Po, prépare une thèse sur Heidegger. Emmanuel, calculateur prodige et surdoué des langues, est informaticien à Bruxelles. Comment vivent-ils leur différence ?
 
 
Commentaire

 L’émission était interdite aux moins de 10 ans (avis CSA) : pourquoi ?

Dès 20h50, l’émission a réuni 3,07 millions de téléspectateurs, plaçant M6 à la troisième place des audiences de la soirée. Que trois millions de téléspectateurs aient pu un peu mieux comprendre l’autisme, c’est positif.

J’ai trouvé cette émission très intéressante.
Le ton était juste, la journaliste respectueuse à l’égard des personnes autistes et de leurs familles, les témoignages variés et on comprenait assez bien certaines des difficultés des parents. On peut regretter cependant que l’essentiel de nos galères ait été passé sous silence : diagnostic tardif et trop souvent erroné, aucun accompagnement du handicap, parcours du combattant en MDPH et à répétition, scolarisation largment absente ou purement symbolique, enseignants et AVS non formés à l’autisme....On mesure aussi le manque de dispositifs et établissements adaptés, en particulier pour les adultes dont la situation est désastreuse en France : combien de jeunes et moins jeunes dans leurs familles épuisées ?
 
Entendre parler les autistes de haut niveau est toujours un bonheur car eux seuls peuvent dire ce que ressent une personne autiste : difficultés sensorielles, inaptitude à repérer les codages sociaux, à se plier aux stratégies rentables, vulnérabilité très grande, risque très grand de ne pas pouvoir être autonome, maximal quand on atteint le stade du génie en somme ; il était temps de ne plus fantasmer sur les autistes dits "savants" et de montrer leur très grande fragilité.
Les enfants autistes même Asperger, ce sont ceux dont on se moque partout (voir Ben X) qui sont harcelés, que l’éducation nationale et le monde du travail rejettent ; les structures pour handicapés mentaux les accueillent souvent du bout des lèvres car les personnels non formés à l’autisme ne savent pas comment accompagner une personne autiste.
 
De gros points noirs quand même :
 
On a interviewé le Pr Delion grand manitou du packing, c’est lui qui a fondé Mosaïque et on aurait pu avoir l’honnêteté de montrer que dans cet hôpital de jour (est-ce la place d’un enfant autiste dans un hôpital de jour à 600 euros par jour ?) on pratique essentiellement le packing et un peu de PECS pour être présentable. Le discours de la psy pour dire que les enfants étaient lunaires et n’osaient pas enfoncer le pied dans le sol est un monument de bêtise bien psykk...
Quant à Delion qui nie les avancées génétiques et scientifiques pour dire qu’elles sont à mettre au service du symptôme qu’il faut continuer à déchiffrer, il donne une image pitoyable de l’autisme à la française ; quand je l’écoute j’ai honte car c’est ce qui nous vaut d’être montrés du doigt par le monde entier.
 
Le poids de la psychanalyse dans la société française reste invraisemblable ; logique dans un pays où on balance une cellule d’aide médico-psychologique pour tout et rien, où on fait avaler 4 fois plus de neuroleptiques aux gens que partout dans le monde. Le psychanalyste est le nouveau curé de notre époque.
 
Il y a d’autres pédopsychiatres en France qui sont aux normes internationales en matière d’autisme : on aurait pu les solliciter. Les journalistes se seraient honorés de faire un travail d’investigation plus neutre et plus objectif. On est loin en France des traditions anglo-saxonnes en la matière.
 
Les progrès de Titouan sont réels -voir sur ce site le compte rendu du livre de sa maman, Tranche de vie d’une maman optimiste - et on aurait pu rendre un peu plus justice à son incroyable travail et montrer comment Titouan a appris à parler car c’est passionnant. Ceci dit, il ne faut pas non plus montrer ABA comme un miracle qu’il n’est pas : tous les enfants autistes ne sont pas comme Titouan.
Globalement rien sur les différentes stratégies éducatives, rien sur tous les accompagnants : AVS et travailleuses familiales par exemple, rien sur le formidable travail des parents de fait éducateurs de leurs enfants puisque globalement les professionnels ont failli à leur tâche.
C’est bien regrettable par ailleurs que les familles ne soient pas consultées avant le montage de l’émission.
 
Enfin rien sur les associations nationales et leurs combats.
 
C’était une émission grand public qui n’avait pas vocation à analyser très précisément les enjeux d’une politique de l’autisme. C’est déjà bien que les télévisions se mobilisent et proposent à une heure de grande écoute un pareil document.
 
Au fait il y a certes 4 garçons autistes pour une fille mais où sont donc passées les filles et femmes autistes dans ces reportages ?
 
 On est encore loin d’un reportage objectif sur l’autisme en France mais c’est déjà mieux que ce qu’on a vu sur France 2 et TF1.
 
 

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    Association partenaire d'Autisme France